Des nouvelles du carrefour accidentogène de la RD400

CARREFOUR RD400

Le 4 mars, une présentation du résultat de l’étude du cabinet CEREMA diligentée par les services du conseil départemental de Meurthe et Moselle sur le carrefour accidentogène de la RD400 a été faite aux membres du conseil municipal, par monsieur André CORZANI, vice président du conseil départemental.
Nous étions assistés par Christopher VARIN, conseiller départemental, qui nous soutient activement dans notre demande d’une recherche de solutions pérennes pour éviter de nouveaux drames.

Le bilan de l’étude confirme nos inquiétudes et nos attentes :

- Ce type de carrefour « en bulbe » est clairement identifié comme dangereux et est désormais déconseillé dans les guides techniques de conception,
– De par son régime complexe de priorité (3 STOP, 1 CEDEZ LE PASSAGE, 1 INSERTION AVEC PRIORITE A GAUCHE et 1 INSERTION AVEC PRIORITE A DROITE), ce carrefour est illisible et génère des risques d’erreurs, d’incertitudes donc d’accidents,
– Régi par 4 (oui 4) régimes de vitesse différents sur les 300 mètres de sa largeur (!), il est très difficile aux usagers de bien respecter les limitations imposées,

EN RÉSUMÉ, c’est donc la conception géométrique du carrefour et son aménagement de signalisation qui doivent être repensés.

Deux grandes hypothèses nous ont alors été présentées :

- Un carrefour « en T » qui reviendrait à supprimer toutes les voies existantes ( 9 ) pour ne garder qu’une route droite allant de Lunéville à Dombasle et qui se croiserait à angle droit avec l’arrivée de la 4 voies . Cette solution qui ne ferait que déplacer d’une cinquantaine de mètres le lieu des accidents, n’a, à notre sens (et monsieur CORZANI nous a déclaré partager notre opinion sur ce point), pas d’intérêt réel en matière de prévention.

- Un carrefour « giratoire » qui aurait le mérite de ralentir les vitesses sur ce croisement et d’éviter les croisements à angle droit.

Cette solution qui a notre faveur et celle du bureau d’étude en matière de prévention est toutefois plus onéreuse de 200 000 euros qu’un croisement en T (700 000 euros estimés pour le croisement en T et 900 000 euros estimés pour le giratoire).

Nous sommes donc désormais dans une phase où tous les acteurs sont conscients de la solution la plus efficace mais qui se heurte à un problème de coûts pour sa réalisation.

Il nous appartient donc de sensibiliser les habitants et les usagers du carrefour pour obtenir une solution qui nous protège au mieux et ce dans un délai raisonnable.

Il nous faut donc réfléchir à des modalités utiles pour faire comprendre au mieux aux décideurs l’enjeu de ce carrefour.

Dans l’attente de mesure de trafic complémentaires, des mesures à court termes nous ont été annoncées :

- La suppression du portique de signalisation directionnelle en venant de Dombasle qui incite les usagers à lire le portique plutôt que de se concentrer sur le croisement,
La neutralisation de la voie directe Dombasle A33 (même si nous ne sommes pas du tout convaincus de la pertinence de cette mesure qui nous parait même générer des risques supplémentaires d’accidents),
L’homogénéisation des régimes de priorités et de STOP,
Une uniformisation de la vitesse sur l’ensemble du carrefour.

Voila, nous pensons donc que ce dossier avance mais qu’il reste encore un énorme travail à faire pour que ce carrefour devienne une priorité départementale ( pas moins de 27 projets importants à prioriser au niveau départemental).